Parc_des_Princes_1913
Le Stade-vélodrome du Parc des Princes est inauguré le dimanche 18 juillet 1897. À l’occasion de cette première, l’accès à la tribune est toutefois interdit par décision préfectorale6 ! Faite à la hâte, la tribune inquiète les autorités qui n’accorderont leur feu vert qu’après travaux de renforcement7. 7000 spectateurs se massent toutefois en pesage pour cette réunion inaugurale. L’accès à la tribune est autorisée pour la deuxième réunion du 25 juillet 1897 (plus de 15 000 spectateurs), saluée par l’ensemble de presse parisienne comme la meilleure réunion de cyclisme jamais organisée en France. Lors de cette deuxième réunion, le journaliste de La Presse note que le terrain gazonné au centre de la piste nécessite encore du temps afin que la pelouse soit utilisable pour la pratique des sports athlétiques.

L’enceinte d’origine compte 3 200 places assises et est ceinturée par une piste cycliste de 666,66 mètres de longueur.Henri Desgrange, alors chroniqueur à Vélo puis directeur de L’Auto-Vélo à partir du 16 octobre 1900, en est le directeur. En 1903, Desgrange met en place le Tour de France qui achèvera son parcours sur la piste du Parc jusqu’en 1967. Le cyclisme sur piste est d’ailleurs le sport vedette au Parc et la piste de la Porte de Saint-Cloud accueille les championnats du monde de cyclisme sur piste en 1900. La piste du Parc est également utilisée pour des courses de motos. Ce type d’épreuves figure déjà au programme de l’inauguration du 18 juillet 1897.

Le rugby, souvent appelé « football » ou « football-rugby » à l’époque, effectue ses débuts sur la pelouse du Parc le 14 novembre 1897 avec une affiche internationale franco-anglaise : Union athlétique de 1er arrondissement contre Swindon Rugby Football Club14.

En football, alors plutôt nommé « association » ou « football-association », le premier match se tient au Parc le 26 décembre 1897 devant 500 spectateurs. Les Anglais de Ramblers s’imposent 3-1 face au Club français après un score d’égalité un à un à la pause. Les finales du championnat USFSA 1903, 1905, 1907 et 1910 ont également lieu au Parc, tout comme la finale de la Coupe Sheriff Dewar en 1905.

Le concept de club résident existe au Parc depuis le début du XXe siècle. Le Racing Club de France obtient l’exclusivité de l’utilisation du stade pour les sports dits athlétiques : athlétisme, rugby ou football, notamment. En 1902, l’Olympique, fraichement refondé, récupère un temps le statut de club résident pour les sports athlétiques. Dès le mois de septembre, le Racing absorbe l’Olympique et récupère le Parc.

Le XV de France dispute sa première rencontre officielle face aux All Blacks le 1er janvier 1906, sur la pelouse du Parc devant plus de 3 000 spectateurs18. Le premier match officiel de l’équipe de France de football joué sur le sol français se tient également au Parc. Le 12 février 1905, les Français s’imposent 2-0 face à la Suisse.

Le deuxième Parc (1932-1970)

Parc_des_Princes_(1932)

 

Après 270 jours de travaux, le Parc rénové est inauguré le 23 avril 1932. Il offre 45 000 places à son ouverture, puis 40 000, sécurité et confort oblige (26 000 places assises). Les tribunes ont déjà leurs noms actuels : Présidentielle (ou Tribune de L’Auto), Paris (ou Tribune du Tour de France), Auteuil et Boulogne. Mieux situé que Colombes, le « nouveau » Parc fait l’unanimité.

Le stade comprend une piste cycliste en ciment rose de 454 mètres de longueur. Le tunnel d’accès se situe à droite de la tribune Boulogne. Lors de l’inauguration d’avril 1932, seules les tribunes sont bâties et le stade s’équipera durant les années suivantes. Les deux tribunes latérales sont déjà couvertes en 1932, mais les virages sont couverts au milieu des années 1950. Les fameuses façades du stade datent de la fin des années 1930. Le programme du nouveau Parc est d’abord dominé par le cyclisme, et l’arrivée finale du Tour de France 1932 y est jugée le 31 juillet.

Le premier match de football se tient dans l’enceinte rénovée le 9 octobre 1932 devant plus de 10 000 spectateurs : le Red Star bat l’Athletic Bilbao 4-2 en amical. Le RC Paris s’y installe dès la saison 1932-33. Le Parc accueille son premier match de Division 1 professionnelle le 23 octobre 1932 à l’occasion de la sixième journée de championnat pour le match Racing-Mulhouse. Le CA Paris utilise également le Parc pour deux matchs à domicile en fin de saison 1932-33 : le 12 mars 1933 face à Cannes et le 2 avril contre le Red Star. Après la guerre, le Stade français et le RCP se partagent l’enceinte de la porte de Saint-Cloud. En moyenne, le Parc accueille pendant les trois décennies suivantes deux à trois matches de football par semaine (levers de rideaux non inclus!).

Le 25 juillet 1948, l’arrivée du Tour de France est retransmise par la télévision en direct depuis le Parc des Princes. Jacques Sallebert assure le commentaire de ce premier reportage sportif en direct en dehors des studios de la télévision française.

Le cyclisme, le football et le rugby ne sont pas les seuls sports pratiqués au Parc. La boxe anglaise y a également de droit de cité. Le boxeur français Marcel Thil s’empare ainsi du titre de champion du monde des poids moyens au Parc le 11 juin 1932 face à l’Américain Gorilla Jones. Les sports de glace ont également droit de citer. Ainsi, le 29 janvier 1933, la journée est dédiée au patinage artistique et au hockey au balai grâce à l’installation d’une patinoire provisoire sur la pelouse du Parc

La première rencontre en nocturne se tient le 23 avril 1951 à l’occasion d’un match amical international entre le Racing et les Brésiliens de Bangu. L’équipe de France inaugure l’éclairage le 26 mars 1952. L’éclairage est assuré par 136 ou 186 projecteurs, selon les cas (cyclisme ou football). C’est dans ses conditions que se tient la finale de la Coupe Latine de football le 29 juin 1952 puis la première édition de la finale de la Coupe d’Europe des champions européens le 13 juin 1956. À cette période, le stade compte 40 550 places : 5 000 en tribune de L’Auto, 6 000 en tribune du Tour de France, 11 300 places en tribunes A, B, C et D, 11 200 places dans les virages, 3 000 places de banquettes (chaise de piste) et 3 500 praticables devant le virage Auteuil.

Le 13 novembre 1954, la finale de la première Coupe du monde de rugby à XIII a lieu au Parc et voit la victoire des Britanniques sur l’équipe de France par 16 à 12 devant 30 368 spectateurs.

Le Tour de France et le cyclisme font leurs adieux au Parc en 1967. Raymond Poulidor est le dernier vainqueur sur la piste rose de la porte de Saint-Cloud à l’issue d’une étape du Tour disputée contre la montre. Dès le lendemain de cette arrivée, la démolition de la piste cycliste débute. Le Boulevard périphérique de Paris est en construction, et son tracé passe juste en dessous du stade. Deux des quatre tribunes sont alors détruites afin de laisser la place au chantier du périphérique. Durant deux années, la position de la Ville de Paris sur l’avenir du Parc est floue. En revanche, le mécontentement des spectateurs relayé par les médias devient pressant. Les conditions de sécurité les plus élémentaires sont négligées, et engins de chantier, poutrelles provisoires et autres points hauts servent de tribunes sauvages aux resquilleurs.

L’hebdomadaire France Football publie le 21 janvier 1969 la photo de la maquette du « nouveau » Parc des Princes. En raison du grand nombre de promesses non tenues en matière d’enceintes sportives à Paris depuis toujours (sic), FF précise en titre de son article : « Ceci n’est pas un poisson d’avril ».

Le dernier match au « vieux » Parc des Princes déjà en travaux depuis le 8 juillet 1967 se tient le 14 juin 1970 ; c’est la finale du dernier Championnat de France amateurs entre les Pierrots de Strasbourg et l’UMS Montélimar devant 2 061 spectateurs. Le Strasbourgeois Kohler qui marqua l’unique but de cette partie est le dernier buteur dans cette enceinte mutilée par les travaux. Après cette rencontre, le stade devient, pour 23 mois, un chantier interdit au public.

 

Le Parc actuel (depuis 1972)

Roger Taillibert est l’architecte de la nouvelle enceinte. Malgré un doublement du budget initial, la facture finale de 150 millions de francs apparaît très raisonnable comparée aux stades du même gabarit construits à la même période, notamment en Allemagne. Le Parc est le premier stade d’Europe à être doté d’un éclairage intégré au toit et aucun des 50 000 spectateurs n’est à plus de 45 mètres d’une ligne de touche. Les critiques sont toutefois nombreuses : les 164 mètres séparant les tribunes d’Auteuil et de Boulogne, l’absence de parking et la capacité réduite font jaser. Le degré d’inclinaison idéal d’une tribune est alors un sujet qui passionne les lecteurs des revues de football. Le couloir menant des vestiaires au terrain est nommé Allée Les petits, en hommage au journaliste sportif Roger Couderc et son célèbre cri « Allez, les petits ! » adressé aux rugbymen.

La concession avec L’Auto puis L’Équipe étant arrivée à échéance, la Ville de Paris se tourne vers les fédérations françaises de football et de rugby à XV pour en faire les concessionnaires du Parc. Un bail de 18 ans est signé le  ; Il sera ensuite prolongé jusqu’en 1988.

L’inauguration du « nouveau » Parc des Princes a lieu le à l’occasion du match olympique de football France-URSS. La finale de la Coupe de France de football 1972, opposant le Sporting Club de Bastia et l’Olympique de Marseille (1-2), qui se tient au Parc une semaine plus tard () n’est que le deuxième match disputé dans la nouvelle enceinte. Finale de la Coupe oblige, le président de la République Georges Pompidou assiste au match, et nombre de sources indiquent cette rencontre officielle comme match inaugural de la nouvelle enceinte.

Conçu pour le football et le rugby, le Parc accueille sa première rencontre de XV le 1er novembre 1972. L’AS Béziers, double championne de France en titre, accueille les Gallois de Neath RFC pour une victoire héraultaise 29-17. Le , le XV de France y bat l’Écosse 16-13.

Le Paris Saint-Germain évolue pour la première fois au nouveau Parc des Princes à l’occasion d’un match de championnat de D2 face au Red Star joué en lever de rideau d’un match de D1, Paris FC-Sochaux ()34. Il faut toutefois attendre juillet 1974 pour voir le PSG devenir « club résident » du Parc.

En août 1992, le groupe Canal+ prend le contrôle de la Société d’exploitation sports et événements (SESE), fondée par Jean-Claude Darmon et Perrier, qui détient la concession du Parc des Princes depuis juin 1988. Le Paris Saint-Germain paiera désormais son loyer à Canal+. 8 % des recettes HT de la SESE reviennent à la Ville de Paris au titre de la concession d’exploitation, avec un minimum garanti de 4,28 millions de francs. C’est à peu près le coût moyen des travaux d’entretien annuel à la charge du propriétaire, la Ville.

Stade de France oblige, le Parc accueille sa dernière finale de la Coupe de France de football le . L’OGC Nice est le 17e club couronné au Parc à l’issue de cette 33e finale de la Coupe Charles Simon disputée Porte de Saint-Cloud contre les Bretons de l’En Avant de Guingamp ( 2-1 ).

Dans la foulée, le 127ematch des Bleus joué au Parc des Princes a lieu le  : France – Italie 2-2. Ce décompte de 127 rencontres ne prend en compte que les matches dits « officiels », excluant par exemple les parties mettant aux prises les Bleus à des équipes de club.

Pour son dernier match au Parc, le XV de France explose face à l’Afrique du Sud par 10 à 52 (22 novembre 1997). Le 15 mars de la même année, les Bleus fêtaient pourtant sur cette même pelouse le gain du Grand chelem lors du Tournoi des Cinq Nations.

Pour la réception de la Coupe du monde 1998, le Parc des Princes se contente d’un lifting minimum. Les fauteuils, après 26 années de service, sont changés. Les tribunes hautes seront désormais exclusivement bleues; bleue et jaune précédemment. Coût de ces travaux : 44 millions de francs à la charge de la Ville de Paris.

Le , la Ville de Paris étend pour 15 années supplémentaires la concession d’exploitation du Parc des Princes à la SESE. Cet accord permet le début de travaux de rénovation autrement plus ambitieux qu’à l’occasion de la Coupe du monde en 1998. Ces travaux sont cofinancés par la Ville de Paris (78 MF) et par la SESE (53 MF). Stade de France oblige, les équipes nationales de football et de rugby désertent le Parc, entraînant une baisse de recettes pour la SESE. Aussi, le contrat liant la Ville et la SESE est bien moins exigeant que par le passé. Au grand désespoir des riverains, plusieurs concerts sont désormais autorisés chaque saison au Parc… Afin de compenser la perte de recettes, le minimum garanti versé à la Ville est divisé par deux, passant à deux millions de francs par an.

Le Paris Saint-Germain s’approprie alors pleinement le stade, et le siège du club y est transféré dans un nouveau bâtiment le . Le PSG hésite à ouvrir ses portes au club de rugby à XV du Stade français Paris, mettant en avant les dégâts qu’occasionneraient les rugbymen à la pelouse. Dans un premier temps, les bons rapports entre les deux clubs permettent au club du président Max Guazzini d’organiser quelques rencontres au Parc devant des tribunes pleines et festives. La finale de la Coupe d’Europe de rugby à XV 2000-2001 y a lieu tandis que cinq matchs de la Coupe du monde de rugby à XV 2007 sont programmés à la porte de Saint-Cloud, dont la finale pour la troisième place. Mais il devient de plus en plus difficile pour le Stade français de programmer ses matchs de championnat face à la réticence du PSG.

À la suite de la vente en juin 2006 du PSG par Canal+ à un fonds d’investissement américain (Colony Capital), à un fonds d’investissement français (Butler) et à une banque américaine (Morgan Stanley), la concession du Parc des Princes passe sous contrôle des nouveaux propriétaires du club parisien. Le contrat de concession de la Ville de Paris, propriétaire du Parc, court jusqu’en 2014.

Le , l’équipe de France de football revient au Parc pour y disputer (et y perdre 0-1) un match contre l’Écosse en match qualificatif pour l’Euro 2008. Six ans plus tard, le 11 octobre 2013, l’équipe de France dispute un match amical contre l’Australie et s’impose largement (6-0).

Le , un communiqué du Paris SG et de la Ville de Paris indique que la rénovation du Parc des Princes s’effectuera en deux temps ; contrairement à ce qui était attendu, l’augmentation de la capacité du stade interviendra après l’Euro 2016 37.

Dans l’attente de rénovations qui débuteront courant 2013, le directeur général du Paris SG, Jean-Claude Blanc décide de redécorer le Parc des Princes le , avec la mise en place d’une couronne rouge sur lesquels les slogans les plus populaires y sont répétés : « Ici c’est Paris », et le nouveau slogan « Rêvons plus grand », ainsi que la liste complète des trophées remportés par le club depuis 1970.

À la fin de la saison 2013-2014, le Parc des Princes entame une première phase de travaux en vue de l’Euro 2016. Les vestiaires sont entièrement rénovés et accueillent désormais les joueurs, arbitres et staff sur plus de 600 m². Les espaces médias, les réseaux de communications, ainsi que les buvettes et sanitaires sont modernisés38. Le stade poursuit sa montée en gamme avec la création de nouveaux restaurants et de loges très haut de gamme pouvant désormais accueillir 3 500 personnes. De nouveaux sièges, plus larges et plus confortables sont installés tribune Borelli, qui gagne deux rangées. La fosse située autour du terrain est comblée et les grilles sont retirées. Enfin, la pelouse est intégralement replantée par le jardinier anglais Jonathan Calderwood.

 

2014 UN RÉAMÉNAGEMENT COMPLET DE L’ARÈNE

La création de 2 nouveaux rangs au plus près du terrain, le remplacement des sièges pour tous les spectateurs*, ainsi que l’installation de nouveaux bancs pour les joueurs, permettent une plus grande proximité avec le terrain.

Une pelouse nouvelle génération

La pelouse, naturelle et chauffée, est renforcée par des brins synthétiques tissés pour une surface plus rapide, homogène et résistante.

Plus de services

Une nouvelle signalétique, des écrans d’information* dans les coursives, de nouveaux espaces restauration, de nouveaux sanitaires plus nombreux*, et le Wifi pour tous* seront installés d’ici la fin des travaux en 2015.

Luxe et intimité

Découvrez les loges et salons proposés par le Paris Saint-Germain. Quelque soit la prestation choisie, elle répondra à tous vos besoins et ambitions.

Les vestiaires

Les équipes prépareront leur match avec sérénité dans des vestiaires plus spacieux et modernisés. Ils y trouveront, en plus des équipements habituels, une salle d’échauffement et de nouvelles salles de soins.

L’entrée Borelli

L’ancien bâtiment des bureaux du Paris Saint-Germain est relié au stade par un immense atrium sur 4 niveaux. Ce grand hall sera également un espace muséographique d’où débuteront les visites du Parc.

Pas de commentaire

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *