L’UNFP prévient le PSG, il doit réintégrer Adrien Rabiot !

Le directeur juridique de l’UNFP Stéphane Burchkalter a accordé un entretien au média français Goal sur la mise à l’écart d’Adrien Rabiot par le PSG depuis vendredi.

Un évènement qui amènerait le PSG a être condamnable.

Stéphane Burchkalter rappelle que la question des joueurs mis à l’écart renvoie à l’application du dispositif prévu dans la Charte du Football Professionnel, à l’article 507.

Selon cette charte, plusieurs critères doivent être respectés pour qu’un club puisse constituer un groupe Pro 2. Le premier est d’avoir à disposition un site unique d’entraînement. Une condition à laquelle le Paris Saint-Germain ne répond pas aujourd’hui à Saint-Germain-en-Laye. « Quand vous n’avez pas de site unique, et c’est le cas du PSG, les critères ne s’appliquent pas. Cela veut tout simplement dire que vous ne pouvez pas mettre en place un deuxième groupe », rappelle Mr. Burchkalter.

Il précise que « la Charte permet aux clubs concernés de faire une demande de dérogation à la Commission paritaire de la Ligue ». Comme Sochaux a pu le faire par le passé. « Mais depuis l’affaire Luyindula en 2011, dit-il, le PSG n’a jamais fait de demande de dérogation. » De ce fait, l’UNFP estime que « dans l’affaire Rabiot – qui refuse de prolonger son contrat qui se termine en fin de saison – il n’y a même pas besoin de regarder s’il y a une notion de temporalité ou si les critères sont respectés. La dérogation n’ayant pas été demandée, la constitution d’un deuxième groupe n’est pas autorisée et la réintégration doit devenir automatique. »

L’UNFP demande donc la réintégration immédiate d’Adrien Rabiot au sein du groupe professionnel. « Et cette réintégration doit intervenir sous 48 heures, prévient Mr. Burchkalter. Dans le cas contraire, le club s’expose à des sanctions. Car d’un point de vue légal, le PSG n’a pas le droit de laisser Adrien Rabiot s’entraîner avec la réserve, comme ils n’avaient pas le droit de le faire avec Ben Arfa« , qui avait été réintégré au groupe après plusieurs semaines de mise à l’écart la saison dernière.

« Si ça ne se fait pas sous 48 heures ? Je ne veux pas anticiper », répond Stéphane Burchkalter. « Mais on sera assez vigilant. Car aujourd’hui, le Paris Saint-Germain cherche à gagner du temps, et nous ne voulons surtout pas qu’il en gagne, d’autant que la fin du mercato approche. Nous tenons à ce que le joueur ait les conditions d’entraînement propres à son statut, qu’il puisse s’entraîner normalement, et que ça se passe dans le respect des règles. »

« Si le club continue à contourner les règles, cela pourrait être vu comme une mesure discriminatoire, qui s’assimilerait à du harcèlement. Et ça, c’est condamnable pénalement. Ils doivent se faire retoquer tout de suite« , conclut le directeur juridique.

Propos recueillis par Goal.com.