Odsonne Édouard révèle l'importance d'Edinson Cavani !

Odsonne Édouard révèle l’importance d’Edinson Cavani !

Dans une longue interview accordée au magazine Onze Mondial, l’ancien parisien Odsonne Edouard est revenu sur son passage au PSG, marqué surtout par le comportement d’Edinson Cavani à son égard.

Tu as une histoire marquante par rapport à ton enfance ?

Une histoire que tu n’oublieras jamais. (Il réfléchit longuement). Euuuh… Bah l’histoire de ma cicatrice par exemple (il montre sa main où se trouve une imposante cicatrice). Je me suis fait ça à Bobigny quand on faisait des tournois de foot de rue. On se réunissait, on faisait des équipes et on jouait dans la rue. Tu sais, on jouait au milieu de tout et n’importe quoi. Un jour, je jouais, j’allais droit au but et en pleine course, j’ai percuté les phares cassés d’une voiture. Et voilà, ça m’a ouvert la main. J’ai eu 13 points de suture et j’ai passé 3 ou 4 jours à l’hôpital. Au départ, mes parents étaient fâchés contre moi, mais comme j’étais blessé, finalement, ils étaient plus inquiets qu’énervés.

À l’instar de Claudio Gomes, Kingsley Coman ou Dan-Axel Zagadou, beaucoup de jeunes formés au PSG ont signé leur premier contrat professionnel à l’étranger. Quel regard portes-tu sur ce phénomène ?

On peut voir ça de différentes manières. Pour les joueurs, déjà, c’est un choix de carrière. Dans la vie, on est tous amenés à choisir. S’ils pensent que c’est mieux pour eux de rallier l’étranger, il faut respecter leur décision. Certains ont réussi, tant mieux pour eux. Maintenant, il faut dire la vérité, tout le monde ne peut pas sortir du PSG et jouer avec les pros au PSG. Donc c’est normal que certains décident de partir. Et ceux qui partent font de la place aux autres et ainsi de suite. Et puis c’est flatteur pour le PSG aussi, ça montre la bonne santé de son centre de formation.

À l’entraînement, tu as pu échanger avec les pros ?

Oui, bien sûr. Edison Cavani me donnait des conseils pratiquement tous les jours. Que ce soit sur mon placement, mes appels ou sur ma vitesse d’exécution, il me parlait beaucoup. Ça m’a permis d’être en confiance, il m’a beaucoup aidé. Et ça m’a aussi permis de découvrir les exigences du haut niveau.

Et Zlatan Ibrahimovic ?

Ah Zlatan, c’était différent. J’étais un jeune pour lui donc voilà. En plus, on ne parlait pas la même langue donc ce n’était pas facile de communiquer. De temps en temps, il me donnait quelques consignes avec des signes. Mais au niveau de la parole, il n’y a pas eu beaucoup d’échanges.